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Incubateur de Corse Au service de l'innovation

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Au service de l'innovation
Mis à jour : il y a 13 heures 28 min

Le projet Corse Isotonic expose au Salon Beyond Beauty à Paris

mer, 09/12/2012 - 14:02

Associé au laboratoire Océalys, le projet Corse Isotonic, soutenu par l'Incubateur de Corse, participe à cet évènement qui se déroule les 10, 11 et 12 Septembre 2012 à Paris, Porte de Versailles. Ce salon international, uniquement ouvert aux professionnels, est dédié aux marques de la cosmétologie à la recherche de circuits de distribution. Il se divise en 3 espaces: le Creativ (matières premières et packaging) qui accueille Corse Isotonic, le SpaMeeting (produits spa) et le Cosmeeting (produits finis cosmétologie) où un pavillon est dédié à l'association Corsica Cosmetica regroupant 9 sociétés de cosmétiques Corses.

Associé au laboratoire Océalys, le projet Corse Isotonic, soutenu par l'Incubateur de Corse, participe à cet évènement qui se déroule les 10, 11 et 12 Septembre 2012 à Paris, Porte de Versailles. Ce salon international, uniquement ouvert aux professionnels, est dédié aux marques de la cosmétologie à la recherche de circuits de distribution. Il se divise en 3 espaces: le Creativ (matières premières et packaging) qui accueille Corse Isotonic, le SpaMeeting (produits spa) et le Cosmeeting (produits finis cosmétologie) où un pavillon est dédié à l'association Corsica Cosmetica regroupant 9 sociétés de cosmétiques Corses.

L'espace "Creative Beauty" est dédié aux ingrédients, aux matières premières, à la formulation et au packaging. Plus de 230 exposants se sont donné rendez-vous cette année, pour mettre en avant les nouveautés en matière d'échantillonnages, d'encres, de bouchons ou encore de sticks. Au coeur de "Creative Beauty", les professionnels du secteur pourront apprécier l'espace "Beyond Beauty Lab", offrant un panorama complet des tendances de demain dans les univers de l'anti-âge et des technologies vertes.

L'espace Corsica Cosmetica déroule 76 m² de tapis pour les produits made in Corsica avec l'appui de l'ADEC et de la chambre de métiers et de l'artisanat de la Corse-du-Sud.

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Guerre des brevets : Samsung devra verser un milliard de dollars à Apple

sam, 08/25/2012 - 09:43

Source AFP : la Californie a condamné le groupe Samsung à verser à Apple un peu plus d'un milliard de dollars de dommages pour violation de brevets, après un procès de trois semaines entre les deux géants.

A lire également la tribune de la Harvard Business Review publiée sur le site rue89.com : « Samsung a copié Apple, et alors ? »

Source AFP : la Californie a condamné le groupe Samsung à verser à Apple un peu plus d'un milliard de dollars de dommages pour violation de brevets, après un procès de trois semaines entre les deux géants.

Apple a remporté vendredi une importante victoire contre son concurrent sud-coréen Samsung, condamné à lui verser plus d'un milliard de dollars pour des violations de brevets liés aux populaires iPad et iPhone. Samsung a immédiatement laissé entendre qu'il pourrait faire appel en prévenant que ce n'était "pas le mot de la fin", ni dans cette affaire, ni dans les batailles menées devant d'autres tribunaux à travers le monde.

Le procès, le plus grand de ce type depuis des années aux Etats-Unis, était particulièrement suivi vu ses conséquences potentielles pour le marché en pleine ébullition des tablettes informatiques et des smartphones. Pendant trois semaines d'audiences, des dizaines de témoignages d'experts et des centaines de pages se sont succédés. Après trois jours de délibération, les jurés ont donné en bonne partie raison au groupe à la pomme, qui accusait son concurrent sud-coréen d'avoir copié son téléphone iPhone et sa tablette iPad.

Samsung a été condamné à lui payer 1,05 milliard de dollars. Un montant "monstrueux et sans précédent", selon Brian Love, professeur à l'université de Santa Clara, même s'il est loin des quelques 2,75 milliards que réclamait Apple. Le groupe sud-coréen a parallèlement vu rejetées ses propres accusations envers son concurrent. Samsung estimait en effet qu'Apple avait aussi violé plusieurs de ses brevets, en particulier dans les technologies d'internet sans fil (wifi), mais les jurés ne l'ont pas suivi.

Apple et Samsung sont en conflit pour des affaires de brevets devant la justice de plusieurs pays, mais jusqu'ici aucun des deux groupes n'avait pu vraiment réclamer la victoire. Plus tôt vendredi, ils avaient encore été renvoyés dos à dos par un tribunal sud-coréen qui les avaient jugés tous les deux coupables. Les sanctions avaient toutefois été symboliques, avec des compensations financières modiques, de quelques dizaines de milliers de dollars, et une interdiction de vente pour des produits depuis longtemps sur le marché.

Pour Jeff Kagan, un analyste spécialisé dans les technologies, "la question suivante est de savoir si Samsung sera capable de continuer à utiliser les technologies" incriminées "ou s'il devra retirer ses appareils du marché". "Dans ce type d'affaires dans le passé, généralement le perdant peut continuer à vendre ses appareils, mais doit payer des royalties au gagnant", a-t-il souligné.

Mais dans un marché surchauffé comme l'est actuellement celui des tablettes et des téléphones, Samsung a beaucoup à perdre, même d'un simple délai dans la commercialisation de ses produits. Apple est jusqu'ici incontournable pour les tablettes, où il a été le premier à se lancer, avec une part de marché de près de 70%. Sur 25 millions de tablettes vendues au deuxième trimestre, 17 millions étaient des iPad, selon des données du cabinet IDC. Samsung est son premier concurrent, mais loin derrière avec seulement 2,4 millions d'unités. Les positions sont inversées sur le marché des téléphones, où Samsung est clairement numéro un.

A lire également également la tribune de la Harvard Business Review publiée sur le site rue89.com : « Samsung a copié Apple, et alors ? »

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Allocution de la Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ouverture du congrès RETIS

sam, 08/11/2012 - 07:55

Geneviève Fioraso a adressé un message aux membres de RETIS en ouverture du congrès annuel de l'association qui s'est déroulé les 10, 11 et 12 juillet 2012 à Brest.


G. Fioraso — Congrès Retis
G. Fioraso — Congrès Retis Discours - 10 juillet 2012 — Geneviève Fioraso

Je suis heureuse d'ouvrir le congrès de votre Association, RETIS, ici à Brest en cette belle région de Bretagne si chère au Ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Je ne peux malheureusement pas être parmi vous, en ce jour de Conseil des Ministres où je présente une communication sur l'Enseignement Supérieur et la Recherche.

La croissance est au cœur du projet présidentiel dans lequel j'inscris mon action. Dans la société de la connaissance, retrouver la croissance passe par un effort volontariste et cohérent en faveur de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, qui sont étroitement liés. Cet effort est déterminant pour notre capacité à soutenir durablement le développement économique et l'emploi de nos régions.

"L'innovation en réseau" : votre slogan (je n'ose pas dire base line) résume bien ce qui doit guider notre politique et son implémentation. C'est en croisant les compétences, en rassemblant les dynamiques, en construisant la confiance entre tous les acteurs (chercheurs, entrepreneurs, professionnels de l'innovation, investisseurs, décideurs politiques mais aussi citoyens) que nous permettrons à notre pays de tenir le rang qui doit être le sien parmi les grandes nations de la société de la connaissance, pour l'emploi et pour le progrès.

RETIS est à ce titre exemplaire. La diversité de vos membres est votre richesse : incubateurs, technopoles, "Centres européens d'entreprises et d'innovation", ou encore pôles de compétitivité. Cette diversité montre que le transfert et l'innovation sont d'abord une affaire d'écosystème. La dynamique de vos interactions fait votre force : ne dit-on pas que la valeur d'un réseau croît comme le carré du nombre de ses membres ? J'ajouterai, d'autant plus s'ils sont de nature différente ! Sachez entretenir cette diversité dans le respect de vos différences et dans le souci de la cohérence, je reviendrai sur ce point.

L'ancrage territorial est aussi un formidable atout pour la croissance par la recherche et l'innovation. Vous êtes tous des acteurs profondément ancrés dans nos territoires, marqués par leurs histoires et par des situations différentes, mais unis dans une vision commune des enjeux qui sont devant nous. Dans un pays où la culture centralisatrice, dans ce qu'elle a de plus réductrice, reste encore une tentation permanente de simplification, vous nous rappelez combien le transfert et l'innovation sont fondamentalement des dynamiques localisées. L'ancienne élue locale que je suis sait combien cela est essentiel... mais souvent dur à partager. C'est évidemment un des nombreux enjeux de l'acte 3 de la décentralisation et, en particulier, de l'évolution des pôles de compétitivité.

En tant que Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, je suis aussi fière de savoir le rôle que jouent les incubateurs au sein de RETIS. Je suis d'autant plus fière que c'est sous un gouvernement de gauche, celui de Lionel Jospin, qu'a été votée la loi du 12 juillet 1999 sur l'innovation et la recherche. Cette loi est fondamentale car elle a renforcé le lien étroit entre la recherche et l'innovation, en favorisant notamment le transfert par la création d'entreprises. Les dispositions efficaces qu'elle a fixé sont toujours en place : organisation de la mobilité des personnels de la recherche vers les entreprises, développement des partenariats industriels de la recherche publique, création des incubateurs ou encore définition d'un cadre fiscal et juridique approprié pour les entreprises innovantes et les porteurs de projets issus de la recherche publique.

Cette loi a aussi montré combien la recherche, l'innovation et l'entreprenariat sont étroitement liés. Mon action s'inscrit dans la continuité de ce grand élan en faveur de la recherche et de l'innovation. Combien de dispositifs, dans ce champ complexe de la recherche et de l'innovation, et après des années de superpositions de structures que nous venons de vivre, peuvent ou pourront se targuer d'une telle stabilité dans le temps ?

Oui, nos écosystèmes de recherche et d'innovation sont parfois trop complexes : chacun de nous sait combien il est parfois difficile de les présenter à des visiteurs étrangers ! Mais il n'en demeure pas moins que vous avez construit un système qui, peu à peu, en dépit de cette complexité, a su trouver ses repères. Quel plus bel exemple que la Technopole Brest-Iroise qui nous accueille aujourd'hui, qui vous accueille devrais-je dire ? Une technopole, en charge de l'animation d'un réseau économique, étroitement liée à un incubateur de recherche régional, Emergys, et aux pôles de compétitivité Mer Bretagne mais aussi Images et Réseaux.

A l'image de ce bel exemple de la loi sur l'innovation et la recherche, notre politique doit être globale et cohérente. Fort de nos acquis, nous allons ainsi engager avec tous les acteurs de la recherche et de l'innovation, au premier rang desquels les régions, le grand chantier de la simplification du système régional et national du transfert. Il est en effet de notre responsabilité de simplifier le système régional et national de transfert car chercheurs et entrepreneurs ont besoin d'un environnement simple, cohérent, lisible, accessible et stable. Il faut aussi que nous l'inscrivions dans la dimension européenne, avec la construction de l'Europe de la Recherche et de l'Innovation.

Cette réflexion sera menée dans la concertation en refusant toute vision normative d'une réalité qui est, comme je l'ai dit et comme vous le vivez tous les jours, complexe, ancrée dans les territoires, fondée sur des écosystèmes innovants riches. Mais nous avons aussi un devoir de cohérence et d'efficacité car des enjeux majeurs sont devant nous : comment retrouver la croissance avec nos atouts (l'enseignement supérieur, la recherche, nos écosystèmes de l'innovation et du développement économique), dans un contexte budgétaire contraint ? Cette politique globale en faveur du transfert et de l'innovation sera bien entendu menée conjointement avec le Ministre du Redressement productif et plus particulièrement avec la Ministre déléguée chargée des P.M.E., de l'Innovation et du numérique.

Par ce message de confiance, je souhaitais vous dire combien j'attends beaucoup de l'engagement et de la réactivité des acteurs de terrain comme vous ! J'ai confiance dans votre force et je sais pouvoir compter sur vous pour contribuer au redressement de notre pays. Merci de porter cette ambition nationale et européenne au quotidien.

Je vous souhaite des travaux fructueux pour votre congrès.

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Patrick VALVERDE nouveau président du réseau national Retis Innovation

mar, 07/24/2012 - 16:41

Le conseil d'administration de l'association Retis innovation, qui s'est réuni à Brest le12 juillet 2012, a élu son nouveau président. Patrick VALVERDE, directeur général de TVT Innovation (Toulon Var technologies innovation), succède ainsi à Pascal HUREL pour un mandat de deux ans.

Le conseil d'administration de l'association Retis innovation, qui s'est réuni à Brest le12 juillet 2012, a élu son nouveau président. Patrick VALVERDE, directeur général de TVT Innovation (Toulon Var technologies innovation), succède ainsi à Pascal HUREL pour un mandat de deux ans.

Par ailleurs, le conseil d'administration de Retis Innovation a élu le même jour son bureau, composé de :

  • Patrick VALVERDE, directeur général de Toulon Var Technologie Innovation ;
  • Houriah GHEBALOU, directrice du CEEI Premice, trésorière ;
  • Olivier FARRENG, directeur de la technopole Helioparc, secrétaire général ;
  • Christophe POUPART, directeur d'Accet Val d'Oise ;
  • Étienne VERVAECKE, directeur d'Eurasanté ;
  • Frédéric DAUMAS, directeur du CEEI Théogone ;
  • François CUNY, délégué général du pôle de compétitivité Systematic Paris Region.

Les autres membres du Conseil d'administration sont :

  • Emmanuel PIERRE (Incubateur de Corse)
  • André LABAT (Incubateur PACA EST)
  • Jean-Claude PAYERNE (Incubateur Poitou Charente)
  • Pascal HUREL (Technopole Synergia) – Président sortant
  • Elisabeth PEGUILLAN (Technopole de La Réunion)
  • Christophe ANGOT (Angers Technopole)
  • François BAFFOU (Technopole Technowest)
  • Frédéric PAULY (Technopole Rennes Atalante)
  • Abdelkader BOUSNANE (CEEI Aditec)
  • Fabrice PARMENTIER LESAGE (CEEI – Le Havre Développement)
  • Joël SAINGRÉ (Incubateur Advancia)

Issu du rapprochement de France Technopoles Entreprises Innovation (FTEI) et de France Incubation (regroupement des incubateurs de France) en 2006, RETIS, le réseau national de l’innovation, anime et mobilise depuis plus de vingt ans l’ensemble de ses membres au profit de l’accompagnement de projets innovants sur le territoire français, soit plus de 13 000 entreprises aujourd’hui.

Cette association de loi de 1901 dont le siège est à Paris depuis 2010, a pour vocation de faciliter les échanges entre membres régionaux et partenaires nationaux, de stimuler la compétitivité des entreprises et la création d’emplois, renforçant ainsi l’attractivité des territoires et le rayonnement international de la France.

Outre ses 49 technopoles, 35 incubateurs, 38 Centres Européens d’Entreprises et d’innovation (CEEI) et 8 Pôles de compétitivité, le réseau s’appuie sur de nombreux acteurs nationaux comme Réseau Entreprendre, France Initiative, France Angels, Oséo, Capintech, les Agences Régionales de l’Innovation Française, l’Association nationale de la Recherche et des technologies…

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L'économie corse présente un bilan mitigé en 2011

jeu, 06/28/2012 - 13:15

La direction régionale de l'Insee a publié le bilan économique 2011 de la Corse sur son site http://www.insee.fr/fr/regions/corse/. Cette année encore, l'économie de l'Île présente une évolution contrastée qui ne permet pas de conclure à une reprise franche de l'activité. L'emploi salarié progresse, davantage qu'au niveau national, mais tous les secteurs ne bénéficient pas de cette croissance. En particulier, la construction ne parvient pas à retrouver une dynamique favorable à l'embauche et l'emploi s'essouffle dans les services marchands.

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La direction régionale de l'Insee a publié le bilan économique 2011 de la Corse sur son site http://www.insee.fr/fr/regions/corse/. Cette année encore, l'économie de l'Île présente une évolution contrastée qui ne permet pas de conclure à une reprise franche de l'activité. L'emploi salarié progresse, davantage qu'au niveau national, mais tous les secteurs ne bénéficient pas de cette croissance. En particulier, la construction ne parvient pas à retrouver une dynamique favorable à l'embauche et l'emploi s'essouffle dans les services marchands.

La croissance de l'emploi salarié ne permet pas d'endiguer la dégradation du marché du travail qui persiste en Corse depuis 2009. Certes, la hausse du nombre de demandeurs d'emploi ralentit, mais elle est supérieure à la moyenne nationale. Parallèlement, la création d'entreprise marque le pas suite à la désaffection du statut d'auto-entrepreneur. Malgré un léger recul, l'activité de la construction résiste, soutenue par la construction de logements neufs. Cette année, l'activité touristique est marquée par une forte baisse de la clientèle étrangère impactant à la fois les trafics passagers et la fréquentation des hôtels et campings de la région. Elle reste toutefois à un niveau correct grâce au retour des touristes français.

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Évaluation des pôles de compétitivité : le rapport préconise une poursuite de la politique sur huit ans

ven, 06/22/2012 - 09:02

La DATAR vient de rendre public le rapport portant sur la deuxième « évaluation des pôles de compétitivité » (2009-2012) réalisée par le consortium Bearing Point-Erdyn-Technopolis ITD. La principale conclusion de l’étude est qu’il faut poursuivre cette politique mais en modifiant certains aspects.

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La DATAR vient de rendre public le rapport portant sur la deuxième « évaluation des pôles de compétitivité » (2009-2012) réalisée par le consortium Bearing Point-Erdyn-Technopolis ITD. La principale conclusion de l’étude est qu’il faut poursuivre cette politique mais en modifiant certains aspects.

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Les pôles de compétitivité sont des associations regroupant, autour de thématiques ciblées, un ensemble d’acteurs de l’innovation : entreprises petites et grandes, organismes de recherche, centres de formation. A l’heure actuelle, 71 structures ont été labellisées. Six pôles ont perdu le label en 2010 suite à la précédente évaluation et six nouveaux labels ont été attribués dans le même temps à des pôles centrés sur les écotechnologies.

« Les pôles de compétitivité ont témoigné d'un dynamisme remarquable et de premières retombées économiques prometteuses. La politique des pôles doit donc être poursuivie et inscrite dans la durée », assurent les cabinets de conseil.

En revanche, les pôles ont du mal à accompagner et suivre les résultats des innovations produites. Ils ont davantage une action sur l’émergence des innovations que sur leur mise sur le marché. Le rapport souligne aussi d’autres faiblesses de la politique des pôles, en particulier en matière de pilotage et de financement.

Par ailleurs, le consortium écrit que la « classification des pôles en trois catégories (mondiaux, à vocation mondiale, nationaux) apparaît obsolète ». « Elle ne promeut pas des priorités (secteurs, filières et technologies stratégiques) de l'État qu'il pourrait initier à travers la politique des pôles de compétitivité », avance-t-il. Ainsi, il est proposé de distinguer deux types de pôles de compétitivité : les pôles dits « pôles de compétitivité internationaux » et les « pôles de compétitivité et d'innovation ».

La Corse est membre du pôle de compétitivité Capenergies autour de la thématique des énergies non génératrices de gaz à effet de serre.

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Le Comité de sélection de l'Incubateur de Corse valide l'entrée en incubation de 2 projets innovants

jeu, 06/14/2012 - 14:47

Le Comité de sélection et de suivi (CoSS) de l'Incubateur de Corse s'est réuni le 11 juin 2012 à l'hôtel Campo dell'Oro à Ajaccio afin d'examiner la candidature de 2 projets de création d'entreprises innovantes et l'état d'avancement de 2 autres projets en incubation.

Depuis 2006, 27 projets ont été accompagnés depuis 2006 et ont donné lieu, à ce jour, à la création de 17 sociétés pour une quarantaine d'emplois directs.

Le Comité de sélection et de suivi (CoSS) de l'Incubateur de Corse s'est réuni le 11 juin 2012 à l'hôtel Campo dell'Oro à Ajaccio afin d'examiner la candidature de 2 projets de création d'entreprises innovantes et l'état d'avancement de 2 autres projets en incubation.

Depuis 2006, 27 projets ont été accompagnés et ont donné lieu, à ce jour, à la création de 17 sociétés pour une quarantaine d'emplois directs.

Description des projets sélectionnés :

  • Projet CORSE ISOTONIC : application d’un procédé d’extraction à base d’eau de mer isotonique sur les plantes aromatiques et médicinales de Corse. Production de matières premières innovantes issues de ce procédé destinées au secteur du bien-être et de la santé.

Domaine : biotechnologie
Contact : Paul CAUX

  • Projet STOP CONSO : conception d’un dispositif de maîtrise de la demande en électricité dans le secteur résidentiel et tertiaire, reposant sur un mécanisme de commande binaire centralisé permettant de couper de façon sélective un certain nombre de prises électriques et d’alimentations.

Domaine : génie électrique
Contact : Claude NAVARRO

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L'innovation en France : un système en échec

mer, 06/13/2012 - 14:26

La Fondation Terra Nova, think tank proche du PS, a publié une note très critique sur le système d'innovation en France. Cette note, appuyée sur un rapport détaillé, dresse le constat de l'échec du système français et met en évidence l'importance du développement à long terme d'un "écosystème innovant", impossible à fabriquer de toutes pièces, mais dont les conditions d'émergence peuvent être créées par une nouvelle politique de l'innovation touchant à la fois l'enseignement supérieur et la recherche, le financement de l'innovation, le cadre fiscal et juridique, les politiques de clusters et de pôles de compétitivité.

La Fondation Terra Nova, think tank proche du PS, a publié une note très critique sur le système d'innovation en France. Cette note, appuyée sur un rapport détaillé, dresse le constat de l'échec du système français et met en évidence l'importance du développement à long terme d'un "écosystème innovant", impossible à fabriquer de toutes pièces, mais dont les conditions d'émergence peuvent être créées par une nouvelle politique de l'innovation touchant à la fois l'enseignement supérieur et la recherche, le financement de l'innovation, le cadre fiscal et juridique, les politiques de clusters et de pôles de compétitivité.

La France ne produit plus de grandes entreprises innovantes depuis 40 ans. Restée à l'écart de l'émergence des nouvelles générations de hautes technologies, elle est aujourd'hui en retrait d'une part importante de l'innovation contemporaine, processus qui reste essentiel dans le développement et la croissance.

Télécharger le rapport complet de Nicola Von Bülow

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SATT Sud-Est : « On a le modèle, l'argent et la souplesse pour investir. Il faut nous laisser travailler »

jeu, 06/07/2012 - 13:00

AEF info publie une interview d'Olivier FRENEAUX, président de la SATT Paca Corse, qui adopte désormais le nom de marque SATT Sud-Est.

AEF info publie une interview d'Olivier FRENEAUX, président de la SATT Paca Corse, qui adopte désormais le nom de marque SATT Sud-Est.

Interview réalisée par Marie-Pierre Vega le 1er juin 2012 et reproduite avec l'aimable autorisation d'AEF

Alors que la gouvernance et le modèle économique des SATT font débat, Olivier Fréneaux fait une mise au point : « Il faut nous laisser travailler. » « Les SATT ne vont pas s'autofinancer avec plein de 'petites licences', il faudra une belle licence tous les trois ou quatre ans, voire un 'blockbuster' », explique-t-il, reconnaissant que « le délai de mise à l'équilibre serait plus crédible à quinze ans qu'à dix ans ». « Mais dire que « le modèle ne tient pas la route n'a pas de sens », poursuit-il. Il plaide aussi pour l'entrée des régions dans les CA des SATT. Officiellement opérationnelle depuis quatre mois, la SATT Sud-Est a signé début mai son premier contrat de licence de brevet, portant sur le développement d'un vaccin contre le sida. Elle finalise ainsi les négociations entamées par Protisvalor et Valorpaca pour transférer à une entreprise innovante régionale cette technologie développée dans une UMR Aix-Marseille université-CNRS.

AEF : La Satt Sud Est est officiellement créée depuis le 1er février 2012. Quel premier bilan en dressez-vous ?

Olivier Fréneaux : Les deux principaux avantages de la Satt sont dans ses deux missions : le financement de la maturation et la notion de guichet unique pour la valorisation de la recherche publique. Nous qui fonctionnons depuis plusieurs mois, nous ressentons un énorme besoin de financement de la maturation, même si les dispositifs mutualisés de transfert de technologies qui existaient ont bien fonctionné. Par ailleurs, le rôle de guichet unique que nous jouons est vécu comme un point excessivement important par les industriels et les chercheurs. La Satt n'est, à vrai dire, pas le seul guichet, puisque plusieurs organismes de recherche n'y figurent pas. D'autres acteurs, comme les CRITT, les instituts Carnot ou les pôles de compétitivité font un excellent travail et nous avancerons ensemble. Mais la Satt est réellement un point d'entrée privilégié. Les industriels savent qu'ils ont là un point d'accès à la recherche publique, qui couvre de fait 95 % du potentiel régional.

AEF : N'y a-t-il pas un risque de déséquilibre entre les territoires couverts par une Satt et les autres ?

Olivier Fréneaux : Le PIA (programme d'investissements d'avenir) prévoit treize Satt. Cinq sont créées : Sud-Est, Alsace, Toulouse et deux parisiennes. Quatre sont en phase de création : Languedoc-Roussillon, Aquitaine, Lille et Grand-Ouest, mais seraient pour l'heure suspendues aux réflexions en cours au sein du nouveau ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, qui réfléchirait au modèle économique et à la gouvernance. Si les treize Satt se font, le territoire sera couvert. Mais si on ne fait pas les treize, il y aura un énorme déséquilibre en défaveur des territoires où il n'y avait pas de dispositif mutualisé de transfert de technologie, ou dont le dispositif en place n'a plus d'argent.

AEF : Faut-il remettre en cause la gouvernance des Satt comme le préconisent des voix critiques (AEF n°166966) ?

Olivier Fréneaux : J'ai toujours défendu l'idée que les conseils régionaux doivent être associés aux Satt, ce qui effectivement n'est pas le cas aujourd'hui, car l'appel à projets ne le prévoyait pas et l'État n'y était pas favorable. On peut imaginer qu'avec le nouveau gouvernement, un changement peut intervenir. Du fait de la décentralisation, l'innovation relève de leur compétence. Par ailleurs, les Satt existent aujourd'hui parce que les régions soutenaient de manière inconditionnelle les dispositifs de mutualisation qui les ont précédées. Ici, la région Paca, avec le Feder, a mis dans Valorpaca un financement équivalent à quatre fois le financement donné par l'État. Aussi, si la région continue à soutenir la Satt au même niveau qu'elle le faisait avec Valorpaca, à hauteur d'un million d'euros par an, ce ne serait pas négligeable rapporté aux 78 millions d'euros attribués à la Satt dans le cadre des investissements d'avenir. En tout cas, au dernier conseil d'administration de la Satt Sud-Est, tous les actionnaires ont manifesté une volonté forte pour que la région entre dans la Satt au minimum comme observateur, et soit présente au CA. On pourrait imaginer par exemple de donner à la région un des quatre sièges dévolus à l'État.

AEF : Que vous inspire la deuxième critique majeure formulée à l'encontre des Satt, à savoir que leur modèle financier serait irréaliste ?

Olivier Fréneaux : D'abord un préalable. J'entends dire : « Aucune structure de transfert de technologie au monde n'arrive à se financer, donc vous n'y arriverez pas. » Mais je rappelle qu'aucun État au monde n'a investi de la sorte dans le transfert de technologie. Aux États-Unis, quand on parle de financement de la maturation, c'est 20 000 euros qui sont investis par projet. Nous, nous mettons plus de 100 000 euros. Nous avons des moyens que les structures dites équivalentes à la nôtre n'ont pas. Les Américains, eux, nous disent que nous avons un modèle formidable et ils nous l'envient.

Ceci étant dit, quand on regarde les objectifs que nous nous sommes fixés en termes de licences, le délai de mise à l'équilibre serait plus crédible à quinze ans qu'à dix ans. C'est le temps qu'il faut pour amener une technologie à fort potentiel sur le marché et qu'elle rapporte de l'argent. Les Satt ne vont pas s'autofinancer avec plein de « petites licences », il faudra une belle licence tous les trois ou quatre ans, voire un « blockbuster ». Or celui-ci se trouve le plus souvent dans les sciences du vivant. Dans ce domaine, quand une technologie sort du laboratoire, on démarre dans le meilleur des cas avec un préclinique, suivi d'une toxicité, puis des phases cliniques, puis l'autorisation de mise sur le marché etc. On est à minimum douze ans.

AEF : Est-ce à dire que l'État devra remettre au pot ?

Olivier Fréneaux : Je ne pense pas que les Satt aient besoin de davantage de financement. Elles devront bien sélectionner les technologies sur lesquelles elles choisiront d'investir. Ceci dit, de quoi parle-t-on quand on parle d'autofinancement de la Satt ? Est-ce que l'objectif est la rentabilité de la Satt, ou bien la création d'emploi, d'innovation et de croissance ? Si on intègre ces indicateurs, on peut penser que le bilan des Satt sera très bon, même si elles ne parviennent pas encore à s'autofinancer. L'État devra peut-être remettre de l'argent, et pour maintenir le rythme de financement des projets, qui représentent les deux tiers des dépenses d'une Satt, il faudra peut-être aller chercher des financements ailleurs. Mais dire que « le modèle ne tient pas la route » n'a pas de sens. Il n'y a pas d'autre modèle possible qu'une SAS alimentée par des fonds propres. Cela nous permet d'avoir une visibilité sur dix ans. Ce ne sera pas facile, mais tout est là : on a le modèle, l'argent et la souplesse pour investir. Il faut nous laisser travailler et que tout le monde aille dans le même sens. Les Satt n'ont pas vocation à se substituer aux autres acteurs de l'innovation et du transfert de technologie qui fonctionnent. Elles ont même besoin d'eux. Par exemple, nous aurons du mal à réussir le transfert de technologie vers les entreprises régionales si les pôles de compétitivité ne nous aident pas.

AEF : Où en sont les discussions à propos de l'entrée de nouveaux partenaires dans la Satt ?

Olivier Fréneaux : Rien n'a bougé, c'est trop tôt, nous n'avons même pas encore signé nos conventions avec les établissements de recherche actionnaires.

AEF : Pourquoi ce changement de nom ?

Olivier Fréneaux : Deux acronymes dans Satt Paca Corse, ce n'était pas bon, et personne ne sait ce qu'est Paca en dehors de gens qui y vivent. Satt Sud-Est est plus évocateur, la traduction anglophone fonctionne, et la baseline, « accélérons le transfert de technologie », explicite le logo.

AEF : Quels sont les premières réalisations de la Satt Sud-Est ?

Olivier Fréneaux : Grâce à une négociation entamée depuis plusieurs mois par Valorpaca et Protisvalor, nous avons signé début mai notre premier contrat de licence avec la société Biosantech, une start-up régionale basée à Sophia-Antipolis créée pour valoriser un brevet sur un vaccin contre le sida développé dans une UMR Aix-Marseille Université-CNRS. Le brevet appartient à l'université et au CNRS, la Satt a négocié les conditions de la licence et est en charge des relations entre la société et les propriétaires du brevet. Sous réserve des résultats de toxicité in vivo prévus cet été, la société démarrera le montage d'un essai clinique en collaboration avec l'AP-HM (Assistance publique-hôpitaux de Marseille) fin 2012.

Nous avons également en préparation trois à cinq nouvelles licences dans les mois qui viennent. Par ailleurs, nous avons commencé à évaluer les 72 projets déposés en réponse à l'appel à intention lancé fin 2011. Nous en avons éliminé douze qui, trop en amont, n'étaient pas recevables, et en avons déposé quelques-uns à l'appel à projets « Émergence de produits, technologies ou services à fort potentiel de valorisation » de l'ANR (Agence nationale de la recherche) pour trouver du financement et diminuer le risque pour la Satt. Les autres projets sont en phase de pré-maturation. Neuf sont déjà passés en comité d'investissement en avril, dont trois ont démarré. Des compléments d'information ont été demandés pour les autres. Douze projets seront présentés au prochain comité, en juin. Nous avons priorisé les dossiers en fonction de la proximité du marché, de l'état de la propriété industrielle et des compétences internes de la Satt. Par exemple, en avril, je n'avais pas encore la personne ressource en chimie. Aujourd'hui, la Satt Sud-Est compte 28 collaborateurs et va se stabiliser à 30 pour les prochains mois.

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La crème internationale du brevet réunie jusqu'à ce soir à Porticcio

mer, 06/06/2012 - 11:33

Vu sur le Web (Corse Matin du 6 juin 2012) : les cinq offices mondiaux ont rencontré les industriels afin de renforcer la coopération en matière de classification des brevets. L’objectif, à terme, est d’établir une base de données commune.

Vu sur le Web (Corse Matin du 6 juin 2012) : les cinq offices mondiaux ont rencontré les industriels afin de renforcer la coopération en matière de classification des brevets. L’objectif, à terme, est d’établir une base de données commune.

Du 4 au 6 juin, Porticcio est la capitale mondiale de l'innovation avec la tenue de la conférence des cinq offices mondiaux délivrant des brevets. Pour la première fois réunis, Chine, Corée, États-Unis, Europe, Japon, regroupés sous le sigle « IP5 » pour International Property 5, débattent au Sofitel de Porticcio avec les associations industrielles.

Ceux-ci pèsent 90 % des brevets déposés sur la planète. Les intervenants représentant également la quasi-totalité de la recherche mondiale. Et 80 % du PIB... Un « G5 », version invention en quelque sorte...

En jeu, la question de la propriété intellectuelle brevetée dans l'entreprise. Dans la salle de conférence de l'hôtel Sofitel, plus de cent intervenants ont œuvré pour dégager des axes de coopération, mais également renforcer la protection.

« Pour délivrer un brevet, il faut déterminer son activité inventive, sa dimension industrielle, et sa nouveauté. Celle-ci s'établit en fonction d'un système de classement que nous tentons d'uniformiser », a détaillé Benoit Battistelli, le président de l'office européen des brevets (OEB), organisateur de la manifestation.

Un brevet sur quatre est américain

Selon lui, cette base de données qui comporte 230 000 catégories distinctes sera commune à l'Europe et aux États-Unis dès le 1er janvier prochain. « L'idée est de se mettre d'accord pour que les Chinois, les Japonais et les Coréens nous rejoignent d'ici deux ou trois ans », a-t-il annoncé. La mondialisation des échanges a entraîné une explosion de la demande de brevets, mais aucune instance internationale ne les encadre tous, seuls des traités sont en vigueur. Si les États-Unis sont toujours leaders en la matière (25 %), la nation qui arrive en tête en Europe est l'Allemagne (13 % des brevets), suivie par la France (5 %). C'est d'ailleurs le géant Siemens qui avait été reconnu par l'OEB leader européen de l'innovation avec 2 235 dépôts en 2011. Mais dans le gotha de l'innovation mondiale, la Chine qui est l'Empire de la contrefaçon compte aussi un million de brevets. Elle se positionne au quatrième rang comme une puissance innovatrice qui encourage la recherche, à l'image de son géant des télécoms, ZTE. La voix des industries a également été entendue au cours du séminaire pour faciliter les procédures administratives représentent des coûts importants.

500 millions d'euros économisés

Pour déterminer un brevet, de nombreux ingénieurs travaillent pour comprendre si une invention est bien unique. Puis travaillent à bien en protéger cette propriété intellectuelle qui entre dans le portefeuille des entreprises. Mais ces démarches ont un coût. « Le but est d'améliorer le système de manière pragmatique : par exemple, nous allons passer en Europe de cinq à un formulaire pour la délivrance de brevet et cela va générer une économie de 500 millions d'euros pour l'office », a précisé Thierry Sueur, président du groupe de propriété intellectuelle de Business Europe, le Medef des medefs. Efficacité, sécurité, coopération. La conférence internationale de Porticcio tend à l'élaboration d'une base commune de données mondiale.

Un sésame contre l'espionnage industriel. « Nous élaborons le système qui deviendra le standard mondial en matière de brevets », assure Benoit Battistelli.

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La société Studio 20, la CADEC et l'Incubateur de Corse dans « INSEME » sur France 3 Corse

mar, 06/05/2012 - 14:06

Studio 20, une entreprise innovante soutenue par l'Incubateur de Corse, dédiée aux effets 3D et à la post production, a été financée par le nouveau fonds d'amorçage créée par la Collectivité territoriale de Corse et mise en œuvre par la CADEC (Caisse de Développement de la Corse).
Pierre Dieulafait, PDG de la SAS Studio 20 et Alexandre Vinciguerra, Directeur de la CADEC, étaient les invités de la dernière émission « Prima INSEME » de la saison consacrée à l'innovation.

Studio 20, une entreprise innovante soutenue par l'Incubateur de Corse, dédiée aux effets 3D et à la post production, a été financée par le nouveau fonds d'amorçage créée par la Collectivité territoriale de Corse et mise en œuvre par la CADEC (Caisse de Développement de la Corse).
Pierre Dieulafait, PDG de la SAS Studio 20 et Alexandre Vinciguerra, Directeur de la CADEC, étaient les invités de la dernière émission « Prima INSEME » de la saison consacrée à l'innovation.

→ Voir la deuxième partie de l'émission

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Propriété industrielle : un sommet sous haute protection à Porticcio

mar, 06/05/2012 - 13:41

Vu sur le Web (Corse Matin du 5 juin 2012) : les responsables de 5 organisations internationales de délivrance des brevets se réunissent à Porticcio, en Corse, dans le cadre d'une conférence sur le thème de l'économie de la connaissance.

Vu sur le Web (Corse Matin du 5 juin 2012) : les responsables de 5 organisations internationales de délivrance des brevets se réunissent à Porticcio, en Corse, dans le cadre d'une conférence sur le thème de l'économie de la connaissance.

Curriculum vitae impressionnant pour un homme d'une simplicité extrême. Avec un sens de la vulgarisation que l'on pourrait qualifier de génial pour parler d'un sujet qui ne l'est pas moins : la propriété industrielle. Une problématique qui concerne la terre entière. Et justement, la terre entière s'enracine pour quatre jours à l'hôtel Sofitel de Porticcio. Comme un air de G5 qui réunit les présidents de cinq des plus importants offices de brevet au monde : États-Unis, Chine, Japon, Corée et Europe. Soit quelque 80 personnes. Dont un certain Benoît Battistelli - qui tire ses racines corses d'un de ses ancêtres côté paternel originaire de Sarrola-Carcopino - élu président de l'Office européen des brevets (OEB) en mars 2010. Une grosse tête, même s'il s'en défend. Mais avant tout un excellent communicant qui mériterait presque d'être… breveté.

Cette conférence qui a pour thème l'économie de la connaissance ressemble plus à un sommet de sommités qu'à une réunion…

On peut dire que nous sommes le G5 de la propriété industrielle et des brevets en particulier. À nous cinq, nous représentons 90 % des brevets qui existent dans le monde. Les quatre autres offices dépendent de leur gouvernement. La particularité de l'Office européen réside dans le fait qu'il est une organisation internationale, un peu comme la commission européenne, mais ramenée à notre domaine. Nous représentons 38 pays, les 27 de l'UE et 11 autres comme la Suisse, la Turquie, la Norvège ou encore les pays balkaniques.

La Corse est pistonnée ! Elle doit un peu à vos racines insulaires d'avoir été choisie cette année ?

Dans la mesure où c'était à l'Europe de recevoir, nous aurions pu programmer la conférence n'importe où. J'ai appuyé la destination corse, à double titre. D'une part, les Américains n'avaient pas hésité à choisir une île, Hawaï, il y a quatre ans. D'autre part, je souhaitais faire connaître la Corse. Et donner envie d'y revenir. Jusqu'à présent, nous nous réunissions exclusivement entre offices. Là, nous venons de créer une journée où les industriels (grands groupes et PME) seront représentés. À ce titre, une trentaine d'associations ont fait le déplacement. Nous avons là, mine de rien, 80 % du PIB mondial !

L'importance des négociations à mener ici durant ces quatre jours ?

Nous échangeons une fois par an. Car, les systèmes de brevet sont essentiellement nationaux, chacun ayant ses règles en la matière. Ce qui débouche sur des complications pour les entreprises. Imaginez une société corse qui a une invention et veut se protéger dans le monde. Étant donné que les règlements sont différents, l'entreprise insulaire va être obligée de faire des démarches dans tous ces pays. Cela sera complexe et cher. D'où l'intérêt d'harmoniser nos pratiques et procédures. C'est le but de nos discussions qui sont à la fois techniques et concrètes. L'Europe étant unie en ce domaine, nous pouvons parler d'égal à égal avec les Américains et les Chinois.

Quelques chiffres pour mieux comprendre le rôle de l'Office que vous présidez ?

Notre rôle, vous l'avez compris, consiste à accorder un brevet à une invention, valable dans tous les pays européens. Outre les 38 pays que nous couvrons, soit un volume de 600 millions d'habitants, le chiffre intéressant concerne le nombre de demandes qui nous sont parvenues en 2011, au nombre de 250 000 émanant de l'Europe mais aussi du monde entier. Sur ces 250 000, nous avons délivré 62 000 brevets…

Sacré écrémage !

Il est logique ! En effet, l'on doit s'assurer qu'une invention est bel et bien nouvelle et nous sommes, à cet égard, fiers en Europe, d'avoir le système reconnu comme étant le plus rigoureux. Ensuite, il faut également qu'il y ait dans une demande ce que nous appelons une « activité inventive » où toute notion d'évidence est à exclure. Enfin, dernière condition : il ne suffit pas, en effet, de concevoir un prototype génial, mais davantage de le reproduire au sein d'une dimension industrielle. Le plus important restant la nouveauté…

Vous jouez donc les rabat-joie ?

(Sourire). Rabat-joie, peut-être pas. Néanmoins, sur les 7 000 personnes que nous employons, 4 000 ingénieurs hautement spécialisés dans des secteurs étendus font, en quelque sorte, le même travail qu'un critique littéraire par rapport à un auteur. Avec des critères objectifs. Nous générons, par ailleurs, un budget d'1,8 milliard d'euros par an et sommes entièrement autofinancés. Nous ne coûtons rien au contribuable !

Comment un brevet peut-il stimuler la croissance et la compétitivité d'un pays ?

Pas si difficile à comprendre, vous allez voir. D'où viennent les brevets ? Des programmes de recherche et de développement. Prenons un exemple : une entreprise recherche un produit qui lui donnera un avantage par rapport à ses concurrents. Si elle investit plusieurs millions pendant quatre ou cinq ans et qu'au moment où elle sort son produit, on la copie, elle perd tout son investissement. Le brevet ou propriété industrielle garantit que l'on va récupérer la somme engagée. Cela favorise, dès lors, l'innovation et incite les entreprises à mettre de l'argent dans la recherche à partir du moment où elles savent qu'elles en auront le monopole durant vingt ans maximum.

Ensuite ?

On tombe dans le domaine public. La contrepartie du brevet, c'est que l'on doit publier son invention, pour contribuer au progrès technique. Dans cette optique, l'Office a pour mission de faciliter l'accès à la documentation. Notre site internet donne accès à 70 millions de brevets dans le monde, toujours en vigueur.

Un mot sur le prix de l'inventeur européen qui sera remis le 14 juin prochain à Copenhague…

Ce prix a été créé pour illustrer le lien entre brevet et développement économique. Nous présentons des inventeurs qui ont, soit apporté des solutions dans une pluralité de domaines, soit créé une entreprise, de l'activité et de l'emploi. Au lieu d'avoir un raisonnement technique, on a en face de nous un homme ou une femme en chair et en os. L'an dernier un Suédois a ainsi révolutionné la plasturgie médicale.

L'OEB planche sur un nouveau système, le brevet unitaire, de quoi s'agit-il ?

D'un brevet qui serait valable dans 25 pays européens et ne nécessiterait plus qu'une seule démarche. Autre avantage, il contribuerait à réduire le coût de la protection de 70 %. À la clé, la création d'une cour européenne pour limiter les batailles juridiques. Reste la question du siège. Il y a ballottage entre Paris, Londres ou Munich…

Les brevets qui vous ont marqué ?

Le post-it (américain) ! Et la puce électronique de Roland Moreno…

Le mythe de Géo Trouvetou a fait long feu ?

L'idée d'un génial inventeur dans son garage, oui ! Ce qui nous occupe surgit dans le cerveau des équipes des labos et des centres de recherche. Le profil de l'inventeur fait appel à l'imagination, la capacité à transformer une idée. Sinon, il existe un tas de gens qui ont des idées de génie en se brossant les dents !

→ Propos Recueillis par A.-C. CHABANON — Corse Matin

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Cap sur l'innovation avec les frères Giordani

sam, 05/26/2012 - 12:36

Vu sur le Web (Corse Matin du 25 mai 2012) : à l’occasion de l’ouverture des 1ères assises Euroméditerranéennes du nautisme, Pierre-Paul et Noël GIORDANI ont présenté à l’assistance un projet de création de bateaux, tout droit sorti de l’Incubateur de Corse porté par l’ADEC.

Vu sur le Web (Corse Matin du 25 mai 2012) : à l’occasion de l’ouverture des 1ères assises Euroméditerranéennes du nautisme, Pierre-Paul et Noël GIORDANI ont présenté à l’assistance un projet de création de bateaux, tout droit sorti de l’Incubateur de Corse porté par l’ADEC.


L'article de Corse Matin :

L'innovateur est le héros schumpétérien par excellence, le seul acteur économique dont tous, au-delà des clivages et des sensibilités, s'accordent à souligner l'importance. Bien connus dans le monde du off-shore, les frères Giordani ont pris l'habitude de se faire remarquer sur la scène européenne et mondiale avec leur fameux monocoque Excalibur II. Un bateau entièrement remodelé, revu, corrigé. Ils l'ont d'abord imaginé puis dessiné avant de le construire, faisant ainsi un énorme pied de nez aux plus grands fabricants internationaux… Si bien qu'aujourd'hui, les Bastiais figurent aujourd'hui parmi les exemples à suivre en Corse. Présents hier aux premières assises Euroméditerranéennes du nautisme, Pierre-Paul (34 ans) et Noël (32 ans), adhérents de Cap Nautic, ont exposé leur projet, tout droit sorti de l'incubateur de l'Adec. « Nous nous attachons à proposer des solutions innovantes pour la plaisance grand public. Nous travaillons sur un bateau de type fishing boat et un semi-rigide », explique Noël. « En intégrant des solutions concrètes tant au niveau de la conception des carènes que de la fabrication nous nous démarquons de la concurrence avec des bateaux sportifs, confortables, sécurisants et bien moins gourmands en carburant ».

Pour innover, il faut vouloir et pouvoir. Vouloir, c'est la pulsion même du chercheur ; pouvoir, c'est le nerf de la guerre du financement. On admet que quelques bons esprits vont toujours trouver des matériels de fortune et un garage. Mais il leur faut quand même acheter les équipements, se nourrir, tester, et déposer les brevets. Sans financement, pas d'innovation. À ce titre, le projet est entré en incubation en avril 2009 et a bénéficié de l'accompagnement et du financement de l'incubateur jusqu'à la fin avril 2011. « Nous sommes toutefois encore suivis par l'équipe qui élabore les dossiers de financement pour l'étape de pré-industrialisation qui consiste à fabriquer le prototype et à l'exposer sur les salons professionnels », souligne Noël Giordani. L'objet final étant pour ces deux jeunes entrepreneurs de réaliser le premier chantier naval en Corse.

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Le défi des 52 technopoles : préserver leur rôle

ven, 05/25/2012 - 08:14

Vu sur le Web : un article du quotidien Les Echos du 24 mai 2012 aborde la question des technopoles dans les systèmes locaux d'innovation. Même si ces outils constituent un vecteur essentiel du développement territorial par l'innovation, ils doivent toutefois batailler pour maintenir leur position.

Vu sur le Web : un article du quotidien Les Echos du 24 mai 2012 aborde la question des technopoles dans les systèmes locaux d'innovation. Même si ces outils constituent un vecteur essentiel du développement territorial par l'innovation, ils doivent toutefois batailler pour maintenir leur position.

Les technopoles ont atteint leur vitesse de croisière. Quarante ans après leur apparition, ces outils territoriaux de l'innovation sont désormais 52, selon un récent pointage. Plus aucune région n'est dépourvue de ce support de la politique de développement des territoires par l'innovation. Animation et mise en réseau des compétences, création d'entreprises innovantes, promotion du territoire... la palette de leurs interventions est aussi diverse que leurs formes de gestion : syndicat mixte, société d'économie mixte, etc. Leur budget de fonctionnement (1 à 2 millions d'euros) est essentiellement assuré par les collectivités.

Un système complexe

Le nouveau défi des technopoles consiste aujourd'hui à conserver un rôle majeur dans une architecture de plus en plus complexe du système français de l'innovation et de la recherche, qui s'est alourdi au fil des ans par couches successives. Et tout récemment avec les Sociétés d'accélération du transfert de technologie (programme Investissements d'avenir). « Nous avons bataillé pour que ces nouveaux outils aient un pivot régional. En vain », se désole Patrick Valverde, directeur général de Toulon Var Technologies.

Le réseau national créé par les technopoles -Retis -rejoint notamment par les incubateurs, les Centres européens d'entreprises et d'innovation et même quelques pôles de compétitivité, compte à ce jour un petit millier de professionnels. Il se targue d'avoir soutenu au total quelque 12.000 entreprises innovantes.

Écrit par Philippe MOREAU (Les Echos)

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GIORDANI Marine et l'Incubateur de Corse aux 1ères assises Euro-méditerranéennes du nautisme à Ajaccio.

mer, 05/23/2012 - 13:07

Cet évènement, organisé dans le cadre du projet de coopération européenne et transfrontalière INNAUTIC, soutenu par la Collectivité Territoriale de Corse, se tiendra au Palais des Congrès les 24 et 25 mai 2012. Stands, conférences, ateliers, espace de libre échange… ces journées destinées au grand public, aux partenaires, aux entreprises et aux acteurs du nautisme en Corse, permettront la rencontre et l’échange entre acteurs et experts du nautisme.

→ A noter : jeudi 24 mai à 14h00 — Atelier thématique sur l'innovation. Présentation du projet GIORDANI Marine et de l'Incubateur de Corse.

Cet évènement, organisé dans le cadre du projet de coopération européenne et transfrontalière INNAUTIC, soutenu par la Collectivité Territoriale de Corse, se tiendra au Palais des Congrès les 24 et 25 mai 2012. Stands, conférences, ateliers, espace de libre échange… ces journées destinées au grand public, aux partenaires, aux entreprises et aux acteurs du nautisme en Corse, permettront la rencontre et l’échange entre acteurs et experts du nautisme.

→ A noter : jeudi 24 mai à 14h00 — Atelier thématique sur l'innovation. Présentation du projet GIORDANI Marine et de l'Incubateur de Corse.

GIORDANI Marine est un projet de conception, fabrication et commercialisation d’une gamme de bateaux de plaisance à moteur – de type « fishing boat » – en matériaux composites. Accompagné par l'Incubateur Technologique Territorial de Corse entre 2009 et 2011, il continue à bénéficier de l'appui de l'équipe de l'Incubateur, porté par l'Agence de Développement Economique de la Corse, pour la recherche de financements liés à la phase industrielle et la participation à des salons professionnels.

L'objectif final consiste à mettre en place une activité de construction navale qui n'existe toujours pas à ce jour en Corse.

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Le secteur aéronautique Corse sur France 3 Corse Via Stella

mar, 05/15/2012 - 21:24

L'émission Prima Inseme, diffusée sur France 3 Corse Via Stella, aborde une fois par mois la thématique de l'innovation. L'édition du lundi 14 mai 2012 était consacrée au secteur aéronautique Corse avec Jean-Julien COSSU, gérant et associé des sociétés PCM, PMS et WRC, Jean-Yves LECCIA, Directeur général de Corse Composites Aéronautiques, président du Pôle des industries aéronautiques Corses (PIAC) et Paul CONIL, porteur du projet Louis CAPAZZA, accompagné par l'Incubateur de Corse.

Voir la première partie de l'émission :


INSEME - Partie 1

L'émission Prima Inseme, diffusée sur France 3 Corse Via Stella, aborde une fois par mois la thématique de l'innovation. L'édition du lundi 14 mai 2012 était consacrée au secteur aéronautique Corse avec Jean-Julien COSSU, gérant et associé des sociétés PCM, PMS et WRC, Jean-Yves LECCIA, Directeur général de Corse Composites Aéronautiques, président du Pôle des industries aéronautiques Corses (PIAC) et Paul CONIL, porteur du projet Louis CAPAZZA, accompagné par l'Incubateur de Corse.

Voir la première partie de l'émission :


INSEME - Partie 1

Voir la deuxième partie de l'émission :


INSEME - Partie 2
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INOVELI et l'Incubateur de Corse sur France 3 dans l'émission 'Midi en France'

mar, 05/01/2012 - 10:02

« Midi en France » a posé son plateau à Bonifacio cette semaine. L'émission, coproduite par France télévisions et présentée par Laurent BOYER et ses chroniqueurs, a consacré l'un de ses sujets sur le projet INOVELI, porté par Frédéric VELLUTINI, et le rôle de l'Incubateur territorial (I2TC) dans l'émergence de projets innovants en Corse.

Voir la vidéo :

« Midi en France » a posé son plateau à Bonifacio cette semaine. L'émission, coproduite par France télévisions et présentée par Laurent BOYER et ses chroniqueurs, a consacré l'un de ses sujets sur le projet INOVELI, porté par Frédéric VELLUTINI, et le rôle de l'Incubateur territorial (I2TC) dans l'émergence de projets innovants en Corse.

Voir la vidéo :

Véritable magazine de proximité, d’échanges et de convivialité, « Midi en France » suit l’actualité d’une région en s’accrochant chaque semaine à un événement local. Laurent BOYER et son équipe de chroniqueurs étaient à Bonifacio pour l'enregistrement de l'émission diffusée du 30 avril au 4 mai sur France3 Nationale.

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« Il faut revoir le modèle des SATT », qui sont « une émanation purement technocratique »

mer, 04/25/2012 - 08:05

AEF info, agence de presse française spécialisée dans l'éducation, publie une interview de Pascal HUREL, directeur général de Synergia et président du réseau Rétis, sur les sociétés d'accélération de transfert de technologie (SATT).

AEF info, agence de presse française spécialisée dans l'éducation, publie une interview de Pascal HUREL, directeur général de Synergia et président du réseau Rétis, sur les sociétés d'accélération de transfert de technologie (SATT).

Interview réalisée par René-Luc Bénichou le 29 mars 2012 et reproduite avec l'aimable autorisation d'AEF

« Les collectivités territoriales restent totalement absentes de la gouvernance des Satt (sociétés d'accélération du transfert de technologie) », déplore Pascal Hurel, président du réseau Retis, dans une interview accordée à AEF mercredi 28 mars 2012. Ce réseau regroupe sur tout le territoire national environ 130 structures professionnelles de soutien à la valorisation de la recherche et à l'innovation, « dont les Satt ne tiennent absolument pas compte », regrette-t-il encore. Pascal Hurel craint notamment que les Satt, « investies d'une mission de guichet unique interrégional » sans pour autant couvrir l'ensemble des régions, ne conduisent à « désertifier certains territoires ». Il redoute aussi que l'exigence de rentabilité économique à laquelle elles sont soumises ne les amène à réaliser des cessions présentant « un vrai risque de captation, pour ne pas dire prédation, des technologies issues de la recherche publique par des grands groupes internationaux, au détriment des entreprises régionales ». Il appelle donc à « revoir le modèle des Satt », qui sont selon lui « une émanation purement technocratique » et qui « risquent de casser toute la dynamique des écosystèmes territoriaux de l'innovation ».

AEF : Des relations se sont-elles établies entre le réseau Retis pour l'innovation, que vous présidez, et les projets de Satt (sociétés d'accélération du transfert de technologie) ?

Pascal Hurel : Le réseau Retis rassemble des acteurs qui encouragent et soutiennent l'innovation sur tout le territoire national : une cinquantaine de technopoles, une quarantaine de CEEI (centres européens d'entreprises et d'innovation), une trentaine d'incubateurs et une dizaine de pôles de compétitivité. Je suis moi-même directeur de Synergia, l'agence de développement économique de la communauté d'agglomération Caen la mer, qui accompagne notamment les jeunes entreprises innovantes et s'attache à développer dans la région les filières émergentes. Pourtant, le moins que l'on puisse dire, c'est que les Satt ne tiennent absolument pas compte de tous ces professionnels maillés en réseau.

AEF : Les collectivités territoriales s'étaient émues de ne pas être associées aux Satt (AEF n°138260 et n°138098). Qu'en est-il aujourd'hui ?

Pascal Hurel : C'est très simple : les collectivités territoriales restent totalement absentes de la gouvernance des Satt. Quant aux acteurs de terrain que sont les technopoles, les incubateurs, les pôles de compétitivité, les agences régionales de développement, ils n'y sont associés au mieux que comme partenaires opérationnels ou financiers.

AEF : Quelles peuvent être les conséquences de cette coupure ?

Pascal Hurel : Parce qu'elles ont un caractère transrégional et qu'elles sont richement dotées, les Satt portent en elles un risque de fragilisation de l'action menée par nos membres, qui sont naturellement plus proches des territoires et des collectivités locales. Surtout, l'obligation qui leur est faite de devoir être rentables – elles sont censées s'autofinancer à un horizon de dix ans – paraît peu compatible avec les constantes de temps nécessaires à la maturation de projets innovants, dans un souci de création et de pérennisation de valeur économique pour les territoires. Les cessions qu'elles vont devoir réaliser introduisent un vrai risque de captation, pour ne pas dire prédation, des technologies issues de notre recherche publique par des grands groupes internationaux, au détriment des entreprises régionales.

AEF : D'un autre côté, les Satt ne peuvent-elles pas simplifier le paysage français du soutien à l'innovation, parfois jugé trop complexe et dispersé ?

Pascal Hurel : J'entends que les Satt sont investies d'une mission de guichet unique interrégional. Sauf qu'au final, elles ne couvrent pas l'ensemble des régions et peuvent donc conduire à désertifier certains territoires. Ainsi ma région, la Normandie, a-t-elle pu être qualifiée d' « angle mort », ce qui fait toujours plaisir au vu des actions que l'écosystème régional – à commencer par Synergia – conduit depuis plus de vingt ans pour y développer, avec quelques succès, les technologies de l'information et de la communication, les industries nautiques, les sciences de la vie, ou les sciences de l'ingénieur. De ce que j'en constate, les Satt sont une émanation purement technocratique qui n'a fait l'objet d'aucune consultation et à laquelle aucun territoire n'a été associé.

AEF : Que faudrait-il faire, selon vous ?

Pascal Hurel : Il faudrait revoir le modèle des Satt et nous sommes en train d'élaborer des propositions en ce sens, pour qu'elles capitalisent davantage sur l'ensemble des acteurs de terrain, que leur gouvernance soit plus ouverte et que leur modèle financier soit plus réaliste. Parties comme elles sont parties, et à force de trop fantasmer sur la rentabilité économique de la valorisation de la recherche, elles risquent de casser toute la dynamique des écosystèmes territoriaux de l'innovation, de décourager les chercheurs et les acteurs professionnels de la valorisation. Les Britanniques en ont une certaine expérience : ils ont créé d'énormes agences régionales de l'innovation, dont le seul résultat a été d'assécher complètement les territoires et de tuer tous les acteurs locaux qui préexistaient.

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Une arbalète révolutionnaire pour la chasse sous-marine

sam, 04/21/2012 - 08:51

Vu dans la presse (Corse-Matin du 20 avril 2012) : avec sa société SEAMAXX, Jean-Claude GILLET a mis au point un prototype de fusil de chasse sous-marine, avec l'appui de l'Incubateur de Corse, qu’il entend commercialiser au niveau international.

Vu dans la presse (Corse-Matin du 20 avril 2012) : avec sa société SEAMAXX, Jean-Claude GILLET a mis au point un prototype de fusil de chasse sous-marine, avec l'appui de l'Incubateur de Corse, qu’il entend commercialiser au niveau international.

Avec sa société Seamaxx, basée à Porto-Vecchio, Jean-Claude GILLET s’est fixé comme objectif de faire évoluer la technologie en matière de chasse sous-marine. Pour cela, il a développé un nouveau concept d’arbalète haut de gamme, qui a été validé par un brevet déposé à l’OMPI (organisation mondiale de la protection industrielle), pour l’Europe, l’Australie, les USA et l’Afrique du Sud. Il a également obtenu une médaille d’or et un prix spécial du jury au salon international des inventions et produits nouveaux de Genève en 2007. Son prototype a aussi été très remarqué en 2009, lors du salon international de la plongée de Paris. Cela a valu à SEAMAXX d’être citée devant les meilleures marques mondiales dans le magazine Apnéa.

Aujourd’hui Jean-Claude GILLET a pour objectif de développer son ambitieux projet industriel. Il est soutenu dans sa démarche par la CTC et l’ADEC, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, le Conseil général de Corse-du-Sud et l’ADIE.

Une société insulaire, « Performance Composite Méditerranéen » est également intéressée pour participer à la fabrication du produit en série. Pour autant, le développement de SEAMAXX est aujourd’hui bloqué, faute d’engagement des banques. Elle recherche donc un partenaire privé à hauteur de 250 000 €, pour pouvoir lancer ses produits sur le marché international.

Une innovation prometteuse.

Jean-Claude GILLET, ancien patron pêcheur et soprtif averti, a plus de 3 400 chasses sous-marines enregistrées à son actif. Il explique que depuis 25 ans, face à une stagnation historique de l’offre technologique dans ce domaine, il réfléchit à l’amélioration des matériels et des usages : « le fusil sous-marin est l’instrument qui nécessite une évolution technologique majeure et qui m’a paru le plus opportun pour défier le marché, dans un espace méditerranéen privilégié, carrefour européen de cette activité mondiale croissante ».

L’arbalète nouvelle génération sera donc le premier produit de la marque SEAMAXX qui entend par la suite élargir sa gamme. D’autres brevets sont d’ailleurs en cours. Selon Jean-Claude GILLET, son invention répond aux attentes des professionnels, compétiteurs ou simples passionnés qui sont à la recherche de plus de précision, de puissance, d’aisance d’utilisation et de sécurité : « Mon arbalète réunit une dizaine d’avantages inédits, parmi lesquels l’annulation de l’effort d’armement et la puissance modulable en action de chasse ». S’appuyant sur une sérieuse étude de marché, il entend commercialiser plusieurs modèles de ce fusil, en version haut de gamme et grand public. Les prix pouvant varier de 1 000 € à 2 200 €. Il ne reste maintenant plus qu’à passer l’étape industrielle et commerciale.

Réalisé avec le soutien de l’Incubateur de Corse

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2 porteurs de projet de l'Incubateur de Corse exposent leurs produits à Art'è Gustu

sam, 04/14/2012 - 13:24

La 8ème édition d'Art’ è Gustu se déroule samedi 14 et dimanche 15 avril 2012 à Aléria. Cet évènement, qui regroupe une centaine de producteurs, vise à valoriser des produits qualitatifs, à travers l’Art, le Goût et les Savoir-Faire insulaires. Un espace dédié aux projets innovants soutenus par l'Incubateur de Corse fera l'objet d'une animation, dimanche entre 16h et 17h, intitulée « L’Art des fruits dans le vin » avec Christophe PAITIER (KIWICRU) et Jean-Marc NEGRONI (FIOR' DI NOTTE).

La 8ème édition d'Art’ è Gustu se déroule samedi 14 et dimanche 15 avril 2012 à Aléria. Cet évènement, qui regroupe une centaine de producteurs, vise à valoriser des produits qualitatifs, à travers l’Art, le Goût et les Savoir-Faire insulaires. Un espace dédié aux projets innovants soutenus par l'Incubateur de Corse fera l'objet d'une animation, dimanche entre 16h et 17h, intitulée « L’Art des fruits dans le vin » avec Christophe PAITIER (KIWICRU) et Jean-Marc NEGRONI (FIOR' DI NOTTE).

L'association des sommeliers de Corse participera à une séance de dégustation et d'analyse sensorielle des produits exposés :

  • L’art des baies sauvages de genièvres et prunelles sauvages. Un vin d’apéritif : fior di Notte, Les senteurs du maquis. Présentation, dégustation par Jean-Marc NEGRONI (SARL Notte Di Corsica).
  • L’art du kiwi : «Kiwicru»; une boisson fermentée à base de kiwi « osez l’originalité » présentation et dégustation par Christophe PAITIER (SARL Kiwicru).


Viniti numerosi !

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